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MADICKE GUEYERésilient Voyageur Travaillons ensemble
Madicke Gueye dans un moment calme et introspectif.

Mon histoire

On voit le sourire. Derrière lui, il y a un enfant qui n’a jamais cessé de rêver.

Certaines histoires commencent par ce que l’on reçoit. D’autres par ce que l’on décide d’en faire. La mienne s’est construite entre différence, rêves, départs, rencontres, transmission et cette conviction devenue essentielle : ce que l’on porte en silence peut aussi devenir une lumière pour quelqu’un d’autre.

Portrait souriant de Madicke Gueye.

L’enfant rêveur

Avant les projets, les livres et les vidéos, il y avait simplement un enfant qui regardait loin.

J’ai longtemps eu cette manière de vivre : observer beaucoup, imaginer encore davantage. Rêver de lieux inconnus, de projets qui n’existaient pas encore, de rencontres à venir, de vies possibles. Il suffisait parfois d’une idée pour ouvrir une fenêtre là où il n’y avait encore qu’un mur.

À cet âge-là, je ne savais pas quels chemins j’emprunterais, quels pays je découvrirais, quels projets je construirais ni que des milliers de personnes écouteraient un jour mes mots. Mais quelque chose était déjà là : l’envie de croire qu’un horizon pouvait être plus grand que ce que l’on voyait immédiatement devant soi.

Cet enfant rêveur n’a jamais vraiment disparu. Il a grandi, appris, douté, recommencé. Aujourd’hui encore, c’est souvent lui qui me rappelle qu’avant chaque projet, chaque livre ou chaque nouvelle étape, il faut d’abord avoir osé imaginer que quelque chose était possible.

Madicke Gueye, souriant, dans un environnement professionnel.

Une singularité visible

J’ai appris très tôt qu’un visage peut attirer un regard avant qu’une personnalité ait le temps de se révéler.

Je suis né avec un torticolis congénital, accompagné d’une dystonie cervicale, d’une plagiocéphalie et d’une asymétrie faciale importante. Ces particularités ont façonné ma posture, mon visage et une partie de mon rapport au monde.

Quand une différence se voit, elle entre parfois dans une pièce avant vous. Elle attire une curiosité, une question, un silence, parfois un jugement. Et avec les années, on apprend quelque chose de précieux : un regard extérieur peut constater une différence, mais il ne connaît ni la profondeur d’une personne, ni ses rêves, ni sa bonté, ni son courage, ni ce qu’elle deviendra.

Cette réalité m’a donné une attention particulière à ce que les apparences racontent mal. Elle m’a appris à regarder un peu plus longtemps, à écouter un peu mieux, à me méfier des conclusions trop rapides. Parce que derrière un visage, une posture, un silence ou une attitude, il y a souvent toute une histoire qui n’a pas encore été racontée.

Et puis il y a le sourire. Il n’efface rien. Il n’a jamais eu besoin de tout expliquer. Il est simplement devenu une manière d’habiter le monde avec douceur, humour et espérance. Une façon de rappeler que ce qui nous rend différents peut aussi devenir l’endroit depuis lequel on apprend à mieux reconnaître l’humanité des autres.

Madicke Gueye dans un moment de réflexion.

Partir & grandir

Il arrive qu’un voyage commence par un billet. Le plus important, lui, se poursuit à l’intérieur.

Changer de pays, quitter des repères, apprendre de nouveaux codes, se construire loin de ce qui nous était familier : tout cela remet beaucoup de choses à leur place. On découvre ce que l’on sait faire, ce qu’il faut encore apprendre, les personnes dont on a besoin et la patience que certaines étapes exigent.

Il y a eu des portes ouvertes, d’autres fermées, des rencontres précieuses, des hésitations, des recommencements et cette nécessité constante de continuer à avancer sans toujours connaître la forme exacte de la destination.

Avec le temps, j’ai compris que grandir n’était pas devenir invulnérable. C’était devenir plus conscient : de ses forces, de ses limites, de la valeur des rencontres, de l’importance de demander de l’aide, de la nécessité de rester curieux et de cette capacité merveilleuse que nous avons parfois à recommencer sans redevenir la personne que nous étions hier.

Les plus belles victoires ne sont d’ailleurs pas toujours celles que l’on peut photographier. Certaines tiennent dans une décision, un retour de confiance, une nouvelle tentative, une idée que l’on refuse d’abandonner, ou simplement dans le courage tranquille de continuer.

La résilience n’est pas de devenir insensible à ce que l’on traverse. C’est continuer à laisser une place au rêve, à la joie et à l’amour après ce qui aurait pu les faire disparaître.

De l’enfant rêveur à Résilient Voyageur

Un jour, les pensées que je gardais en moi ont commencé à voyager bien plus loin que moi.

Résilient Voyageur est né peu à peu, presque naturellement. D’une envie de mettre des mots sur ce que nous ressentons tous sans toujours savoir le dire : la confiance, les relations humaines, les blessures silencieuses, la solitude, la dignité, la bonté, le regard des autres, le deuil, la reconstruction, mais aussi les moments absurdes de la vie qui méritent simplement qu’on en rie.

Puis les vidéos ont commencé à voyager. De téléphone en téléphone, de partage en partage, une communauté s’est construite. Des milliers de personnes ont écouté, aimé, commenté, partagé, ri et parfois reconnu une partie d’elles-mêmes dans quelques phrases.

Et il y a quelque chose de profondément symbolique dans ce chemin : l’enfant dont la différence pouvait attirer les regards est devenu un adulte dont la voix rassemble aujourd’hui des personnes autour d’une idée simple : nous avons tous besoin, à un moment ou à un autre, d’un peu de joie, d’un peu de confiance, d’un peu de bienveillance et parfois juste d’une phrase qui arrive au bon moment.

01

Semer de la joie

Un sourire ne change pas à lui seul une vie, mais il peut changer quelques minutes. Et certaines journées commencent justement par quelques minutes de mieux.

02

Choisir la bienveillance

Rappeler qu’il est possible d’être fort sans devenir dur, lucide sans devenir froid, et attentif aux autres sans perdre sa propre place.

03

Mettre des mots sur l’invisible

Donner une place à ce que l’on cache parfois derrière un « ça va » : les doutes, les blessures intérieures, les besoins d’affection, les peurs et les petites batailles du quotidien.

04

Transmettre une énergie vraie

Une positivité qui ne ferme pas les yeux sur les difficultés, mais qui garde toujours une fenêtre ouverte vers la possibilité d’avancer.

05

Réfléchir à nos relations

Questionner nos gestes, nos paroles, nos attachements et notre manière de regarder les autres pour essayer de rendre nos relations un peu plus humaines.

06

Garder l’humour

Parce que rire de la vie, de nos contradictions et parfois de nous-mêmes est aussi une façon de respirer et de remettre certaines choses à leur juste place.

07

Rester curieux

Continuer à apprendre, à écouter, à changer d’avis lorsque c’est nécessaire et à regarder le monde avec suffisamment d’humilité pour ne jamais croire que l’on a tout compris.

08

Ne jamais perdre l’enfant rêveur

Préserver cette part de nous qui imagine encore des chemins là où la réalité ne montre pour l’instant qu’un espace vide.

Une communauté humaine

Derrière les milliers de vues, il y a surtout des milliers de vies.

C’est ce qui compte le plus à mes yeux. Derrière un nombre affiché sur un écran, il y a des femmes et des hommes, des jeunes, des parents, des étudiants, des travailleurs, des personnes heureuses et d’autres qui traversent une période qu’elles ne racontent à personne.

Certains viennent pour rire. D’autres pour réfléchir. Certains reconnaissent une situation vécue, une blessure ancienne, une relation compliquée ou une pensée qu’ils n’avaient jamais réussi à formuler. Et parfois, au détour d’un message, quelqu’un explique qu’une vidéo est arrivée exactement au moment où il en avait besoin.

Ces mots-là donnent un sens particulier à tout le reste. Ils rappellent qu’une présence numérique peut rester profondément humaine lorsqu’elle ne cherche pas seulement à être vue, mais à laisser derrière elle quelque chose de bon : une réflexion, un sourire, un encouragement, un peu de paix, ou le sentiment d’être compris pendant quelques instants.

Résilient Voyageur est devenu cela pour moi : une manière de transformer une expérience individuelle en conversation collective. Avec sérieux parfois. Avec émotion souvent. Avec humour dès que la vie nous en laisse l’occasion.

Madicke Gueye, Résilient Voyageur.

Ce que la vie m’a appris

La force n’est pas toujours dans ce que l’on montre. Elle est souvent dans la manière dont on choisit de rester humain.

Elle peut être dans le fait de recommencer. Dans une main tendue. Dans un pardon. Dans une limite posée avec respect. Dans le courage de reconnaître que l’on ne va pas bien. Dans le choix de ne pas rendre aux autres la dureté que l’on a parfois reçue.

Elle peut être dans un éclat de rire après une période lourde, dans un projet que l’on reprend, dans un appel que l’on ose passer, dans une seconde chance que l’on accepte de se donner.

Je crois de plus en plus que la résilience ressemble moins à une armure qu’à une capacité à rester vivant intérieurement : continuer à sentir, à créer, à aimer, à apprendre, à s’émerveiller et à croire encore en quelque chose.

Mémoire & transmission

Certaines personnes quittent notre regard sans jamais quitter ce qu’elles ont déposé en nous.

La perte d’un parent change la couleur de certains souvenirs. Des phrases entendues autrefois deviennent soudain plus profondes. Des gestes ordinaires deviennent précieux. Des valeurs transmises presque silencieusement prennent une place nouvelle.

Avec le temps, j’ai compris que la transmission ne se limite pas à ce que l’on nous dit. Elle vit aussi dans notre manière de travailler, de respecter les autres, de prendre soin de notre famille, de tenir une parole, de traverser une difficulté ou de tendre la main à notre tour.

Il y a des absences qui font mal, bien sûr. Mais il y a aussi des présences qui continuent autrement : dans une façon de penser, dans une exigence, dans un souvenir qui revient au bon moment, dans une valeur que l’on choisit de ne pas laisser disparaître.

Les mots restent

Il y a des choses qu’une vidéo peut toucher. Et d’autres qui demandent le silence d’un livre.

Écrire est devenu une autre manière de transmettre. Une vidéo rencontre parfois quelqu’un pendant quelques secondes ou quelques minutes. Un livre, lui, peut rester sur une table de chevet, accompagner un voyage, être refermé puis rouvert plusieurs mois plus tard à une page qui prend soudain un autre sens.

Mes ouvrages prolongent cet univers humain : la résilience, les relations, la mémoire, la famille, les blessures invisibles, la transmission, le regard sur soi, la psychologie humaine, les failles que l’on cache et les chemins par lesquels nous essayons tous, à notre manière, de devenir un peu plus conscients de nous-mêmes et des autres.

Chaque livre aura sa voix. Certains pourront être plus intimes, d’autres plus romanesques, plus réflexifs, plus lumineux ou plus surprenants. Mais je veux qu’ils aient tous quelque chose en commun : cette sensation qu’après avoir refermé la dernière page, une phrase, une émotion ou une question continue encore un peu son chemin en nous.

Entrer dans l’univers de mes livres
Écrire
pour laisser une trace là où une simple conversation aurait peut-être disparu.

Le fil rouge

Nous avons tous une part invisible. Et parfois, la plus belle chose que l’on puisse offrir à quelqu’un est de ne pas la juger trop vite.

Mon histoire est encore en train de s’écrire. Elle contient des rêves d’enfant, une différence visible, des voyages, des rencontres, des projets, des pertes, beaucoup de questions et énormément de gratitude.

Si tout cela devait tenir dans une seule idée, ce serait peut-être celle-ci : nous ne choisissons pas toujours ce que la vie dépose sur notre route, mais nous pouvons choisir ce que nous décidons d’en transmettre.

Alors je veux continuer à créer, à écrire, à faire rire, à partager de bonnes ondes, à parler des choses sérieuses sans rendre le monde plus lourd, et à rappeler autant que possible que la bienveillance n’est jamais un détail.